Traduire les outils WordPress, ça ne se fait pas n’importe comment

Traduire ou ne pas traduire, telle est la question

Il y a quelques temps, je pous­sais un grand cri étran­glé en rapport avec l’équipe de Word​Press​-net​.fr – cf. mon billet multi­com­men­té WP​-fr​.net : y’a‑t-il un pilote dans l’avion ? – et les nombreuses réac­tions et préci­sions m’ont permis de péné­trer dans le monde des gens qui bossent sur le Word­Press fran­co­phone. Je me moque mais j’ima­gine que le rapport entre les utili­sa­teurs de Word­Press et les “déci­deurs” est un peu le même que celui d’un fan de BD vis à vis d’un auteur profes­sion­nel. On sait qu’ils existent, on profite de leur boulot mais on a un peu de mal à imagi­ner que ce sont des hommes ou femmes comme vous et moi.

Derniè­re­ment, je me suis occu­pé de la traduc­tion fran­çaise d’un plugin que je compte utili­ser et j’ai été confron­té au problème de la vali­da­tion de mes traduc­tions – j’en ai déjà parlé mais je déve­loppe tout ça dans la suite. Il a fallut que je me replonge dans les méandres de Slack et j’ai fait des décou­vertes incroyables qui méritent bien un billet ici.

La traduction avant la Civilisation

Traduire un thème ou un plugin Word­Press a long­temps été le Far-West. Le concep­teur du plugin/​thème géné­rait un fichier .pot et le traduc­teur passait par un éditeur de texte ou PoEdit pour créer les fichiers de traduc­tion fran­çaise qu’il envoyait au concep­teur qui se char­geait d’in­cor­po­rer ça dans le fichier zip de son travail.
C’était le Far-West puisque n’im­porte qui pouvait faire une traduc­tion dans son coin comme il l’en­ten­dait, fautes d’or­tho­graphe et contre­sens “Google Trans­late” inté­grés. Je me suis même retrou­vé avec une traduc­tion “récu­pé­rée” par un autre traduc­teur qui avait dû inter­ve­nir sur 10% de mon texte avant de le contes­ter.

traduction dans PoEdit
traduc­tion dans PoEdit

Le trou noir

Depuis quelques temps, l’ordre et la loi s’im­posent peu à peu dans la jungle des traduc­tions puisque Word​Press​.org propose aux déve­lop­peurs un système de traduc­tion colla­bo­ra­tif direc­te­ment au niveau de la page du thème/​plugin. Cette avan­cée permet de simpli­fier le proces­sus, auto­ma­ti­ser les mises à jour des traduc­tions et… forma­li­ser les traduc­tions.
En effet, le traduc­teur n’a plus la main sur la vali­da­tion de la traduc­tion. L’équipe fran­çaise de traduc­tion de Word­Press contrôle le proces­sus de vali­da­tion du travail du traduc­teur comme indi­qué ici https://​fr​.word​press​.org/​2​0​1​5​/​1​2​/​1​8​/​h​o​w​-​f​r​e​n​c​h​-​c​o​m​m​u​n​i​t​y​-​h​a​n​d​l​e​s​-​p​t​e​-​r​e​q​u​e​s​ts/. Si vous lisez l’en­glish dans le texte, vous voyez qu’il faut qu’un PTE (editor) valide la traduc­tion, PTE qui fait obli­ga­toi­re­ment partie de l’équipe de traduc­tion fran­çaise – mais on peut aussi deve­nir PTE comme me le fait remar­quer Flobo­go sans être membre de l’équipe en ques­tion. Cela permet évidem­ment d’ob­te­nir une traduc­tion de quali­té mais le côté sombre de l’af­faire, c’est que la traduc­tion n’est pas dispo­nible aux utili­sa­teurs tant qu’elle n’est pas vali­dée. Et vous êtes légi­ti­me­ment en droit de penser que ça ne risque pas d’ar­ri­ver avant les calendes grecques… Le plus simple serait de vous faire bombar­der PTE pour vali­der auto­ma­ti­que­ment votre travail. Et il est temps de sortir la machette et les porteurs. En avant pour l’Aven­ture !

Petit manuel en images de la traduction d’un plugin

trouver l'endroit où traduire sur une page d'extension
trou­ver l’en­droit où traduire sur une page d’ex­ten­sion
choix des langues
choix des langues
choix du "package" à traduire
choix du “package” à traduire

traduction-plugin-liste

traduction-plugin-entree

Comment ne pas devenir PTE en cinq leçons

Alors, pour deve­nir PTE, il faut pouvoir contac­ter la French Team. Je pensais – naïve­ment, j’étais jeune et fougueux – que cela se faisait au niveau du forum WP​-net​.fr. Oh que non, ce serait trop facile. Et si j’ai appris quelque chose lors de ce passage sur Terre, c’est que rien n’est facile quand il s’agit de la commu­nau­té fran­co­phone WP. Pour contac­ter l’équipe de traduc­tion, il faudra passer par Slack qui est deve­nu un peu le centre de commu­ni­ca­tion de ceux qui portent un chapeau. Évidem­ment, ce n’est pas le même Slack que pour l’as­so­cia­tion WP​-net​.fr – j’en vois qui commencent déjà à décro­cher – mais un autre Slack (et Slack, dans sa très grande sagesse, crée des comptes indé­pen­dants les uns des autres pour chaque Slack): https://​word​press​fr​.slack​.com/.

Mais on y entre que par invi­ta­tion pleur­ni­chez-vous ? Pas de problème, il faut vous inscrire en passant par cet URL : http://​boitea​web​.fr/​s​l​a​c​k​-​i​n​v​i​t​a​t​ion (oui, ça marche main­te­nant). Un peu d’ex­pli­ca­tions ici http://​www​.geek​press​.fr/​i​n​v​i​t​e​z​-​v​o​u​s​-​s​u​r​-​l​e​-​c​h​a​t​-​w​o​r​d​p​r​e​s​s​-​f​r​a​n​c​o​p​h​o​n​e​-​s​u​r​-​s​l​a​ck/. Vous trou­vez ça un peu tiré par les cheveux ? Moi aussi. Mais qui sommes-nous pour juger…

Slack a la bonne idée de plan­quer les “chan­nels” auxquels vous n’êtes pas abon­nés et il faut donc cliquer pour trou­ver celui qui nous inté­resse, à savoir #traductions. cf. image suivante.

slack-traductions

À ce moment-là, vous pouvez rejoindre la discus­sion et deman­der la vali­da­tion de votre traduc­tion. Et là, les ennuis commencent.

Au pays des règles de ponctuation

Inutile de rêver, la commu­nau­té des traduc­teurs n’a rien à voir avec la moni­trice de surf sympa et relax de vos vacances à la mer. Nous entrons au pays des Règles et de la Norme – j’ai un copain comme ça et j’ai régu­liè­re­ment envie de le frap­per à coups de barre de fer.
Si vous êtes fâché avec l’or­tho­graphe et ne suppor­tez pas les espaces insé­cables, vous allez vous retrou­ver en pays enne­mi. Mais on ne peut peut guère leur repro­cher cette atti­tude : une bonne traduc­tion de termes tech­niques demande une rigueur certaine. Les normes ont le gros avan­tage de struc­tu­rer le résul­tat et le rend pérenne. Une bonne traduc­tion demande des règles strictes… ce qui signi­fie du travail en plus de juste traduire les phrases. J’y ai ainsi décou­vert des ressources incon­nues et utiles :

Et c’est à ce niveau que, hagard et frus­tré, les cheveux en bataille et les yeux injec­tés de sang, que je pousse un râle éner­vé.

Une structure pyramidale au sommet dans les nuages

Si vous avez un peu de bouteille, vous avez dû voir le passage des termes “billet” à “article” ou “mot-clef” à “étiquette” dans le voca­bu­laire fran­co­phone Word­Pres­sien. Igno­rant des tenants et abou­tis­sants de cette affaire, vous avez pris ça comme on se prend un sanglier dans le pare-choc avant : avec un certain fata­lisme en maudis­sant le Destin cruel et impré­vi­sible. Mais contrai­re­ment au sanglier, ces termes ne doivent rien au “pas de bol”. Des gens en chair et en os l’ont déci­dé… et visi­ble­ment sans me deman­der mon avis.
Et c’est là que je couine. Je ne peux pas repro­cher à des personnes de four­nir un travail béné­vole de traduc­tion mais, encore une fois, je ne peux que repro­cher un manque de trans­pa­rence frus­trant. Il y a un forum et un site offi­ciels et aucun message d’in­for­ma­tion, pas de consul­ta­tion éven­tuelle, rien, nada.

La consul­ta­tion du glos­saire offi­ciel m’a même réser­vé une surprise de taille : le terme shortcode a une traduc­tion offi­cielle qui est code court. Une surprise parce que je n’ai jamais croi­sé ce terme en plus de dix ans de Word­Press. Que nous l’uti­li­sons quasi­ment quoti­dien­ne­ment sur le forum sans que personne ne fasse de remarque. Que je le sors par louche entière sur ce blog sans qu’au­cun visi­teur ne vienne genti­ment me corri­ger. Et on se retrouve avec un para­doxe assez clas­sique en France : une termi­no­lo­gie offi­cielle non utili­sée par les premiers concer­nés, à savoir les citoyens/​utilisateurs, déci­dée par une Acadé­mie qui ne semble pas se préoc­cu­per de la promo­tion de ses propres déci­sions. Parce qu’une recherche rapide sur les mots “code court” sur Google montre rapi­de­ment que personne ne l’uti­lise sur le Web. Pire, le seul short­code offi­ciel du moteur Word­Press, le fameux [ gallery ] n’ap­pa­raît sur le Codex qu’en version anglaise. Et encore pire que pire : https://​codex​.word​press​.org/​f​r​:​S​h​o​r​t​c​ode. La traduc­tion offi­cielle du Codex ne prend pas en compte la traduc­tion recom­man­dée.

Shortcode ou not shortcode ?
Short­code ou not short­code ?

Avançons au lieu de couiner

Même si je finis en mode ronchon, l’ob­jec­tif de ce billet n’est pas de contes­ter l’équipe respon­sable de la traduc­tion – comme beau­coup de gens, ils font un travail béné­vole pour soute­nir un moteur de CMS que nous aimons bien. Ils cherchent des solu­tions, ils essaient de faire en sorte que les traduc­tions soient les plus carrées possibles et on ne peut que les en féli­ci­ter. Mais une vraie promo­tion de cette traduc­tion me parait indis­pen­sable – et c’est l’ob­jet prin­ci­pal de ce billet – et peut moti­ver des personnes à se lancer dans la traduc­tion de plugins par exemple en toute connais­sance de cause. Et il faut une page expli­quant comment deve­nir traduc­teur de Word­Press et qui travaille là-dessus. Le flou artis­tique sur cette ques­tion est parti­cu­liè­re­ment frus­trant – parce que le logi­ciel libre donne l’im­pres­sion que “tout le monde” peut parti­ci­per saut que “tout le monde” ne sait même pas à qui s’adres­ser.

Je fini­rai quand même par une remarque perfide : est-ce que le prin­cipe de vali­da­tion n’est fina­le­ment pas contre-produc­tif ? Le système ancien permet­tait au program­meur d’avoir rapi­de­ment une traduc­tion à la quali­té inégale (ou l’on parlait de plugin au lieu d’extension, où on ne respec­tait pas les espaces insé­cables, où l’on oubliait les guille­mets typo­gra­phiques…) mais qui avait le mérite d’exis­ter et qui était dans la plupart des cas d’une grande aide pour les non-anglo­phones. Le système de vali­da­tion permet d’avoir une traduc­tion de bien meilleure quali­té… mais pas immé­diate, loin de là, comme le confirme mon expé­rience. Sans comp­ter les volon­taires qui risquent de se décou­ra­ger rapi­de­ment s’ils ne sont pas fans de préci­sion dans leur traduc­tion. Je me retrouve avec un plugin traduit – du mieux que j’ai pu – toujours pas vali­dé. À la merci du bon vouloir de personnes qui vont grima­cer à la lecture de ce billet et qui ne le vali­de­ront peut-être jamais, qui peut savoir ? Cette contrainte est très frus­trante puis­qu’on se retrouve à faire un travail béné­vole au béné­fice de la commu­nau­té mais sans garan­tie de résul­tat. Même Wiki­pe­dia n’im­pose pas des règles de parti­ci­pa­tion aussi strictes.

Il va falloir que je regarde quelles sont les règles de vali­da­tion de traduc­tion pour les autres langues et en reli­sant la décla­ra­tion d’in­ten­tion de l’équipe de traduc­tion, je comprends limpi­de­ment l’ob­jec­tif ciblé : offrir la meilleure traduc­tion possible pour les créa­teurs de plugin. C’est magni­fique pour les program­meurs qui sont assu­rés d’avoir un résul­tat qui satis­fe­ra l’uti­li­sa­teur – sauf l’abru­ti qui deman­de­ra « C’est quoi un code court ? » – mais je ne sais pas s’il sera aussi satis­fait d’avoir à poireau­ter pour une vali­da­tion de quelques lignes pour les plugins – oups, les exten­sions – les plus simples.
J’ai été contac­té par l’équipe de All in One SEO pour servir de PTE (vali­da­teur, quoi) et j’ai naïve­ment accep­té alors que je me rends compte main­te­nant que j’igno­rais tout des règles exigées pour la traduc­tion (je n’ai pas eu de nouvelle). Je suis content que ça ne soit pas fait, c’est un plugin très impor­tant et une traduc­tion défec­tueuse aurait été catas­tro­phique mais toutes les exten­sions ne sont pas aussi popu­laires et ne demandent pas une préci­sion de termes impec­cable. J’ai bien peur que le système freine la traduc­tion des “petites exten­sions”…

Enfin, il n’y a pas pour l’ins­tant de règle claire sur ce qui passe ou pas la vali­da­tion. Par exemple, on peut comprendre que des tour­nures pas claires ou des fautes d’or­tho­graphe néces­sitent des correc­tions mais est-ce qu’u­ti­li­ser le terme plugin est consi­dé­ré comme disqua­li­fiant – ou oublier les espaces avant un point d’ex­cla­ma­tion ? Si c’est le cas, on risque fort de démo­ti­ver les personnes volon­taires : le traduc­teur est sûre­ment partant pour corri­ger les erreurs gros­sières mais s’il doit reprendre deux ou trois fois son boulot parce qu’il a loupé des choses de ce type, il risque de lais­ser tomber et on va se retrou­ver avec une correc­tion jamais vali­dée alors qu’elle ne pose aucun problème de clar­té ou de compré­hen­sion pour l’uti­li­sa­teur.

Et enfin, dernier para­doxe : les plugins d’au­teurs fran­çais, qui font donc leur propre version fran­çaise vali­dée par eux-mêmes, risquent d’avoir des textes pas conformes aux canons deman­dés et seront donc moins “valables” que des plugins traduits !

Proposition

Au final, en tapant ce texte, je me suis dit que l’on pouvait peut-être modu­ler ces histoires de vali­da­tion.

Par exemple :

  • un plugin de plus de six mois d’âge avec moins de cent utili­sa­teurs pour­rait voir sa traduc­tion vali­dée immé­dia­te­ment – sauf erreur gros­sière de traduc­tion détec­tée – après envoi de l’URL de consignes sur les traduc­tions.
  • un plugin avec moins de cinquante entrées de traduc­tion et moins de mille utili­sa­teurs pour­rait être vali­dé de la même manière. En effet, les traduc­tions vali­dées ne sont pas gravées dans le marbre et, si erreur il y a, les correc­tions sont possibles par les utili­sa­teurs.
  • un plugin bien instal­lé et complexe – plus de trois mille utili­sa­teurs et plus de cinquante entrées – néces­site une traduc­tion parfaite parce qu’il est plus suscep­tible d’être utili­sé par la commu­nau­té.

Bon, bref, une échelle de réfé­rence qui aurait à mon avis un avan­tage : permettre la traduc­tion rapide de “petites exten­sions” peu popu­laires mais qui néces­sitent une version fran­çaise pour quelques utili­sa­teurs pour des phrases qui appa­raissent côté visi­teur par exemple. Ce qui n’empêcherait pas une traduc­tion conforme pour les “grosses exten­sions” popu­laires et très utili­sées chez les utili­sa­teurs fran­co­phones.

Je comprends parfai­te­ment la notion de défense de la langue fran­çaise – je milite globa­le­ment dans ce sens même au niveau de mon travail – mais je trou­ve­rai domma­geable que ce combat freine les bonnes volon­tés autour d’un CMS construit à la base en langue anglaise. Ou alors il faut faire un fork de Word­Press en langue fran­çaise qui n’ac­cepte que les exten­sions aux traduc­tions dûment vali­dées…

Mise à jour du 06/​09/​2016 : après discus­sions et réflexions, je recon­nais que cette approche de la vali­da­tion n’est pas possible. J’ignore si on pour­ra un jour gérer la traduc­tion d’extensions de manière plus souple mais le système actuel ne supporte pas d’approximation ‑ cf. la réponse faite par FX Bénard dont je donne le lien en fin de billet.

Complément quelques heures plus tard

Rhââââ. J’aban­donne la vali­da­tion de ma traduc­tion par la voie offi­cielle – même si je vais essayer de la rendre nickel pour le coup. En effet, le vali­da­teur m’a fait remar­quer que j’avais oublié les apos­trophes typo­gra­phiques. Elles se tapent avec un code spécial et il est conseillé d’uti­li­ser un pilote de clavier enri­chi. Ce qui va me permettre de les lister ici :

Luciole nous propose deux outils pour tester la vali­di­té topo­gra­phique d’un texte :

Au final, j’ai passé un temps fou à corri­ger cette traduc­tion et elle était encore incom­plète. Le vali­da­teur a passé un temps fou à la véri­fier et il n’en peut plus. Ce système me parait complè­te­ment kafkaïen. Il néces­site des réflexes de typo­gra­phie stricts, ce qui signi­fie dans mon cas litté­ra­le­ment réap­prendre à taper. Je n’ose pas imagi­ner les problèmes que vont rencon­trer les personnes qui maîtrisent le fran­çais moins bien que moi pour propo­ser une traduc­tion. Ça me paraît juste impos­sible. L’obli­ga­tion de passer à un pilote de clavier spécial ou de taper du code pour les carac­tères spéciaux me font penser que seules les personnes possé­dant les réflexes ad hoc de typo­gra­phie. Celles qui n’en ont pas l’ha­bi­tude peuvent en profi­ter pour s’amé­lio­rer… ou aban­don­ner devant le travail que cela demande. Et on se retrouve même avec quelques inco­hé­rences étranges avec par exemple e‑mail dont le glos­saire ne propose pas la version offi­cielle fran­çaise – et c’est volon­taire, hein, pas un oubli. Kafkaïen…

FX Bénard me répond

Fran­çois-Xavier Bénard est un des traduc­teurs fran­çais WP les plus actifs et il a pris le temps de faire une réponse sur mon billet polé­mique ‑ à lire ici https://​fxbe​nard​.com/​t​r​a​d​u​i​r​e​-​w​o​r​d​p​r​e​s​s​-​e​n​s​e​m​b​le/. Évidem­ment, sa réponse est un peu dépri­mante puisqu’elle douche quelque peu mon enthou­siasme de grande gueule brouillonne mais elle est frap­pée au coin du bon sens pratique de celui qui fait. Je le remer­cie pour sa patience et sa compré­hen­sion.

Bépo

Dans une espèce de lente spirale sans fin, ce problème de typo­gra­phie fran­çaise m’a conduit à m’intéresser au bépo. Je compléte mon histoire ici https://​www​.li​-an​.fr/​b​l​o​g​/​m​o​n​-​t​r​a​v​a​i​l​/​m​e​s​-​z​i​m​a​g​e​s​/​a​m​i​-​b​e​po/.

Si vous avez trou­vé une faute d’orthographe, infor­mez-nous en sélec­tion­nant le texte en ques­tion et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

44 réponses sur “ Traduire les outils WordPress, ça ne se fait pas n’importe comment ”
  1. Je viens d’ap­prendre que je suis une PTE ! (heureu­se­ment qu’il n’y a pas une voyelle de plus au milieu :/​ )
    Bref, passons, je ne suis donc pas d’ac­cord avec ta phrase : “PTE qui fait obli­ga­toi­re­ment partie de l’équipe de traduc­tion fran­çaise” puisque ce n’est pas mon cas.
    Car, comme tu le dis toi-même avec ton propre vécu pour AIO-SEO, on peut aussi être contac­té par l’au­teur du plugin … (ou le contac­ter soi-même, via la page de l’au­teur, comme on le faisait “autre­fois” ??), et là, miracle : on échappe à Slack, et aux stra­to­sphères de nos têtes bien pensantes.
    Et oui, mon bon monsieur, c’est comme ça que je me retrouve désor­mais “traduc­trice en chef” ou “respon­sable de trad’ ” (ou PTE si tu veux) du plugin – pardon, de l’ex­ten­sion – Gwolle-GB parce que j’avais traduit ce plugin (crotte) lors­qu’il a été repris par Marcel Pol, lequel est un brave Hollan­dais avec qui je commu­nique en anglais. Et voilà qu’au tout début de la mise en place de la section Poly­glotte de WP, il m’a propo­sé de pour­suivre la traduc­tion du plugin (oui, non, mais bon). Et ça conti­nue ! En plus, ce bougre de Hollan­dais met régu­liè­re­ment le “truc” (na ! ) à jour , d’ailleurs, il vient encore d’y en avoir une, va falloir que j’aille vali­der tout ça.
    Alors moi, je ne passe par Slack et ses sous-chan­nels, je passe par word​press​.org, mais je te console : le chemin est compli­qué aussi, je me goure une fois sur deux ! C’est word​press​.org, mais avec un compte word​press​.com enfin, un truc alam­bi­qué, je rede­mande mon MDP presque à chaque fois. Du coup, quand je veux évaluer un plugin (zut) ou faire une demande de support, je me trompe à nouveau de MDP.
    Mais bon, au moins, Marcel me laisse traduire à ma guise. Et donc, je mets un(e) espace avant et après mes points d’in­ter­ro­ga­tion ou d’ex­cla­ma­tion, mais ils ne sont point insé­cables (les espaces). Donc, je fais mal ? Ouf, la Team de nos grands-chefs n’en sait (encore) rien !

    Bon, pour pas m’éter­ni­ser, j’es­saie de résu­mer :
    – merci pour ton billet/ar­ti­cle/­post/­truc-machin cool et inté­res­sant ^^
    – oui, c’est compli­qué d’être traduc­teur, et surtout “traduc­teur en chef”
    – mais non, ça ne passe pas (toujours) par Slack et notre Team WPFR.
    – et il est possible de traduire des items même si on ne sait pas tout traduire (la preuve avec ta capture écran verte/​jaune/​blanche) –> et ça, ça fait quand même avan­cer le schmil­blick. Soyons posi­tifs et opti­mistes :)

  2. Tu as eu de la chance parce que la page dont je donne le lien est clair : norma­le­ment il n’est pas possible de deve­nir PTE hors vali­da­tion de l’équipe de traduc­tion. Je le suis pour Asga­ros Forum et j’ai été obli­gé de passer par une demande offi­cielle – le créa­teur du plugin n’a pas pu me coller auto­ma­ti­que­ment PTE.

    Évidem­ment, mon article n’a pas plu à tout le monde et je le complè­te­rai proba­ble­ment. Je sens que je vais reve­nir à la vieille méthode du po et mo parce que là, je suis dans la frus­tra­tion complète. Pour l’ins­tant, il m’est impos­sible de savoir si des erreurs au niveau d’es­pace insé­cable est suscep­tible de bloquer une vali­da­tion ou combien de temps il faut attendre pour une vali­da­tion. On sort le lance flammes mais on ne répond pas aux ques­tions. Bah, ça ne chan­ge­ra pas ma vie…

    1. Plus qu’une ques­tion de chance, je pense à une ques­tion de “timing” (en anglais dans le texte ^^) : comme je l’ai dit, Marcel Pol a été très réac­tif lorsque WP​.org a mis en place le nouveau système de traduc­tions “hors plugin/​thème” –> il m’avait tout de suite contac­tée (moi et quelques autres traduc­teurs d’autres langues) presque avant que le “site de traduc­tion” soit mis en place (ça passait par un site où on se connecte avec le compte word​press​.com). Et je suis sans doute passée à travers les mailles d’un filet … qui n’était sans doute pas encore en place par l’équipe de trad’ WPFR offi­cielle !

      J’avoue que je n’ai pas lu les diffé­rentes pages vers lesquelles tu renvoyais, mais rien que celle-là me fait bien rire : sur une page qui est censée être desti­née essen­tiel­le­ment à des Fran­çais, tout est écrit en anglais, et je ne comprends pas tout !

      Et oui, bien sûr, la méthode du .po et .mo fonc­tionne toujours. Simple­ment, on ne peut pas parta­ger sa traduc­tion (sauf à l’en­voyer par mail à quelques privi­lé­giés), et ça, c’est fran­che­ment contraire à l’es­prit du “libre et commu­nau­taire” !

      1. FxBe­nard qui signe le texte donne une expli­ca­tion qui tient la route : pour traduire, il vaut mieux un bon niveau d’an­glais d’où la page tota­le­ment en anglais pour filtrer déjà à ce niveau. Mais c’est sûr que la plupart des plugins ne néces­sitent pas un tel niveau d’an­glais – parti­cu­liè­re­ment quand il est créé par un non-anglo­phile.

  3. En fait, en reli­sant ma phrase, je me rends compte qu’il y ambi­guï­té : en effet, on peut être PTE sans être offi­ciel­le­ment traduc­teur WPfr. Mais pour être PTE, il faut bien être vali­dé par l’équipe en ques­tion d’après ce que j’ai lu.

    1. pour être PTE, il faut bien être vali­dé par l’équipe en ques­tion d’après ce que j’ai lu.” : je comprends comme toi d’après cette fameuse page. Un PTE ne fait pas forcé­ment partie de l’équipe offi­cielle de trad’ WPFR, mais il/​elle doit être validé/approuvé/tamponné(e) par la dite équipe. Je suis donc le “mouton excep­tion”, passée à travers les mailles du filet.

  4. Hello Li An, déjà, bravo pour ton article (ainsi que pour le premier, as-tu eux des nouvelles quant à l’avan­ce­ment du projet WP FR, en privé peut-être ?) ils ont fait un nouveau logo et un site http://​wpfr​.net/ (pas top je trouve, mais les goûts et les couleurs…) :)

    Pour en reve­nir à ton article sur la traduc­tion, je ne pensais pas que c’était deve­nu aussi compli­qué ! Après oui, les efforts de Word­Press sont énorme en terme de traduc­tion, multi­pli­ca­tions des sites (fr/en/ru/es/etc…wordpress.org) et ça commence à payer je pense (via les moteurs de recherche par exemple). On retrouve énor­mé­ment de pages en fr​.word​press​.org lors de la recherche de plugin ou autre (mais avec conte­nu anglais pour 90% des cas, dommage !) sacré SEO !

    https://​fr​.word​press​.org/​p​l​u​g​i​n​s​/​w​o​r​d​p​r​e​s​s​-​s​eo/ par exemple => Instal­la­tions actives : +1 million quand même ! => aucune traduc­tion (sauf l’in­tro)

    Je peux égale­ment comprendre le souhait d’uni­for­mi­ser les traduc­tions , c’est impor­tant (via le lien que tu as donnée : glos­sa­ry) , cela permet vrai­ment d’avoir une base à utili­ser et ainsi avoir la même trame partout.

    Ce qui me choque le plus, c’est la vali­da­tion. Pour mes propres besoins, je dois avoir plus d’une centaine de traduc­tions de plugins/​thèmes Word­Press, que je ne diffuse pas par manque de temps (mais cela risque de chan­ger je pense vu la reprise de geeke​ries​.fr). La traduc­tion est deve­nue extrê­me­ment simple via PoEdit oui, mais encore plus avec Loco Trans­late (https://​fr​.word​press​.org/​p​l​u​g​i​n​s​/​l​o​c​o​-​t​r​a​n​s​l​a​te/ => tiens la fiche est en anglais sur le site FR :/​ ) la diffu­sion du fichier de traduc­tion devrait être encore plus simple aujourd’­hui !

    Une base FR de toutes les traduc­tions devrait exis­ter (www​.wptrads​.com fait du très bon boulot) => direc­te­ment sur le site de WP​.ORG serai un vrai gain de visi­bi­li­té (si je clic sur plugin (du site wp​.org), il faudrait affi­cher unique­ment les plugins traduits

    Tes exemples sont bons à mon sens, mais cela néces­si­te­rait de nouveaux inves­tis­se­ments je pense. J’ai traduit un plugin payant de WPMU par exemple, où les chaines de traduc­tion étaient direc­te­ment en ligne. Aucune véri­fi­ca­tion il me semble, je pouvais traduire l’ex­ten­sion direc­te­ment sur le site et télé­char­ger le fichier de traduc­tion pour l’uti­li­ser sur mon projet.
    Je pouvais même publier la traduc­tion à tout le monde. Libre à eux de la télé­char­ger et/​ou de la modi­fier avec leurs propres mots (ou corri­ger les fautes) (il y a avait égale­ment il me semble l’his­to­rique des trads)

    Aussi, si tu as la réponse, quelle est la diffé­rence entre http://​www​.wpwild​.fr/​w​p​-​l​o​g​i​n​.​p​h​p​?​a​c​t​i​o​n​=​s​l​a​c​k​-​i​n​v​i​t​a​t​ion et http://​boitea​web​.fr/​s​l​a​c​k​-​i​n​v​i​t​a​t​ion ? WPWILD est cité offi­ciel­le­ment sur le site de WP​.ORG

    A+

    1. Le site offi­ciel avance comme tu as pu le consta­ter et tout le monde essaie de le fina­li­ser avant la rentrée. Le forum tour­ne­ra sous bbPress.

      Quant aux deux liens donnés, ils semblent corres­pondre au même Slack.

      J’ai complé­té mon billet ce soir. Le conclu­sion est sans appel : j’ai échoué à l’exa­men…

      1. Je viens seule­ment de comprendre qu’il y avait 2 Slacks diffé­rents pour WP fran­co­phone ! (je croyais – naïve­ment, moi aussi – que tu confon­dais “Slacks” et “Chan­nels”, déso­lée)
        Et dire qu’a­vant le 1er juin, je ne savais même pas ce qu’é­tait Slack …
        Oui, tout ça est Kafkaïen !

  5. Parce qu’en plus, il faut des espaces insé­cables, mais aussi l’apostrophe je ne sais quoi, et des points de suspen­sion qui ne seraient pas 3 braves petits points à la queue-leu-leu ? Non ??!!@&!*£!!
    Ô Dieu Word­Press, merci de m’avoir préser­vée de tout ça et d’avoir permis que je passe à travers les mailles du filet, au moins pour un p… ‚non, “une exten­sion”. Au passage, personne n’est jamais venu se plaindre de ma traduc­tion !! (sauf une fois sur le forum … fran­co­phone bien sûr, parce qu’elle était incom­plète suite à une mise à jour)

    1. En fait, les personnes qui seraient le plus suscep­tibles de maîtri­ser les réflexes de typo­gra­phie exigées doivent repré­sen­ter 1% de la popu­la­tion fran­çaise et parmi ceux-là, seule une toute petite mino­ri­té est inté­res­sée par la traduc­tion d’ex­ten­sions WP. Je soup­çonne que l’en­semble de ces personnes fait partie de l’équipe de traduc­tion offi­cielle WP :-)

      On peut compa­rer avec le billet que j’ai fait sur l’as­soce : dès sa publi­ca­tion, la tota­li­té des personnes concer­nées est venu s’ex­pli­quer ici, préci­sant les choses et leur point de vue – et c’était une bonne surprise pour moi.
      Pour ce qui est des traduc­teurs, ils m’ont râlé dessus sur leur chan­nel mais aucun n’a pris le temps de venir répondre aux ques­tions posées ici. Je leur reproche une absence de commu­ni­ca­tion et de trans­pa­rence et je sens qu’ils n’ont pas compris le message. On verra bien à l’ave­nir. Mais je suis tenté de faire un message offi­ciel à WP​.org pour expli­quer la diffi­cul­té qu’il va y avoir à faire des traduc­tions pour M. tout le monde et qu’on peut s’at­tendre à une baisse des contri­bu­tions voire tout simple­ment à des solu­tions alter­na­tives, ce qui aurait l’ef­fet oppo­sé de ce qui est espé­ré.

  6. Certains doivent naître avec un clavier typo­gra­phique au bout des doigts ^^
    Et oui, c’est dommage cette “dilu­tion” des lieux d’échange, entre le Slack comme ci et le Slack comme ça, le forum … Je ne sais pas si ça s’amé­lio­re­ra par la suite …
    Quant au mode de vali­da­tion des traduc­tions ou de leurs PTE respec­tifs, j’ai cru lire “là-bas” que c’était les instances de word​press​.org qui bloquaient. Curieux …

    1. On doit leur gref­fer parce que ce n’est pas dans le pack Windows de base :-) Pour ce qui est de la traduc­tion de WP, il n’y a jamais eu de quel­conque annonce sur le forum ou le site WP​-net​.fr. Mais comme cette traduc­tion dépend prin­ci­pa­le­ment de la team Word­Press origi­nelle, j’ima­gine que les traduc­teurs offi­ciels se consi­dèrent comme indé­pen­dants de l’as­soce. Ils sont donc “au-dessus” :-)
      Je pense qu’ils n’ont jamais pensé à commu­ni­quer sur leur travail vis à vis de la commu­nau­té fran­co­phone… à part éven­tuel­le­ment sur WP​.org ?
      À mon avis, ils doivent penser q

  7. Votre article est vrai­ment drôle, bravo, mais vous ne vous êtes pas aper­çu du « bordel » engen­dré par le nouveau système pour les déve­lop­peurs eux-même, du moins pour les déve­lop­peurs amateurs.
    Du temps où je main­te­nais des plugins sur le dépôt, j’avais été confron­té à la page qui annon­cait le bordel à venir :
    https://​make​.word​press​.org/​p​l​u​g​i​n​s​/​2​0​1​5​/​0​9​/​0​1​/​p​l​u​g​i​n​-​t​r​a​n​s​l​a​t​i​o​n​s​-​o​n​-​w​o​r​d​p​r​e​s​s​-​o​rg/
    Je croyais avoir fait ce qu’il fallait, mais non, mes plugins ont toujours été traduits à l’an­cienne façon, ce qui fina­le­ment n’est pas plus mal..

    Aujourd’­hui, un déve­lop­peur non profes­sion­nel qui désire juste parta­ger son code doit en plus lire toutes ces docs et il y en a un paquet ! : https://​make​.word​press​.org/​m​e​t​a​/​h​a​n​d​b​o​o​k​/​d​o​c​u​m​e​n​t​a​t​i​o​n​/​t​r​a​n​s​l​a​t​i​o​ns/

    Word­Press est deve­nu un logi­ciel de pro pour des pros. C’est un outil qui est deve­nu compli­qué avec en plus une docu­men­ta­tion désor­don­née., non hierar­chi­sée et souvent non mise à jour.

    Word­Press me semble victime de sa course à la moder­ni­té et à la nouveau­té (mises à jours tous les quatre mois) qui de fait rend l’ou­til trop complexe pour un amateur et aussi même pour ceux qui écrivent la docu­men­ta­tion offi­cielle et le CODEX.

    1. J’ima­gine en effet que c’est du boulot en plus pour les concep­teurs d’ex­ten­sions. C’est le problème des services : ils exigent des normes et donc un travail pure­ment admi­nis­tra­tif.
      Mais encore, dans le cas de cette aide à la traduc­tion, il y a des contraintes tech­niques qui s’ex­pliquent. Pour ce qui est de la typo­gra­phie, on est en plein délire puisque le sens des phrases n’est même pas en cause mais la gestion d’es­pace. J’ignore qui a impo­sé l’es­pace devant le point d’in­ter­ro­ga­tion mais il n’a pas imagi­né les douleurs que ça engen­dre­rait en infor­ma­tique. Et pour­quoi impo­ser un tel espace ? Dans ce cas-là, on voit que la norme impose des contraintes pure­ment ubuesques.

      1. L’es­pace devant un point d’in­ter­ro­ga­tion est une règle de typo­gra­phie de l’im­pri­me­rie natio­nale fran­çaise.. Un extrait est donné ici pour l’édi­tion de livres scien­ti­fiques : http://​tex​.loria​.fr/​t​y​p​o​g​r​a​p​h​i​e​/​t​y​p​o​.​pdf
        Ici un article qui en fait une adap­ta­tion au net : http://​www​.graphic​ver​ti​go​.com/​e​l​e​p​h​a​n​t​/​l​e​s​-​r​e​g​l​e​s​-​t​y​p​o​g​r​a​p​h​i​q​u​e​s​-​d​e​-​l​a​-​p​o​n​c​t​u​a​t​i​o​n​-​f​r​a​n​c​a​i​s​e​-​e​p​i​s​o​d​e​-​01/

        Ces règles diffé­rent d’une langue à une autre, ainsi les anglais ne mettent pas d’es­pace avant le signe « deux-points » alors que c’est l’usage en fran­çais, etc. Donc traduire, ce n’est pas seule­ment traduire le fond, c’est aussi s’adap­ter à la forme typo­gra­phique en usage dans la langue.

        J’ignore s’il existe une instance offi­cielle qui a adap­té la typo­gra­phie de l’im­pri­me­rie à celle du web. Mais, on sait que les textes web sont plus faciles à mémo­ri­ser lors­qu’ils ne contiennent pas de liens inter­net dans le texte. Les inter­nautes préfèrent eux zapper de lien en lien dans l’im­mé­dia­te­té du besoin et veulent rare­ment mémo­ri­ser l’in­for­ma­tion (le net est deve­nu leur mémoire, leur cerveau ne sert plus à mémo­ri­ser).

        1. En même temps, cette règle est pure­ment “visuelle”. Elle néces­site en plus un espace insé­cable. Je pense que les règles sur le Web sont juste une adap­ta­tion de celles d’im­pres­sion.

        2. Magni­fique : le second URL me donne une page où les règles de passage à la ligne ne sont même pas respec­tées par le moteur de rendu…
          Fran­che­ment, je ne suis pas sûr que les espaces présents ou absents jouent sur le confort de lecture – puisque d’autres pays s’en passent très bien.

          1. C’est tout le problème du web dont les docu­ments s’af­fichent diffé­rem­ment selon les moteurs de rendu et la taille des écrans alors qu’un docu­ment impri­mé ne subit pas cette contrainte.

            Concer­nant les espaces, c’est une norme typo­gra­phique fran­çaise apprise pour l’es­sen­tiel à l’école et qui fait la spéci­fi­ci­té des textes écrits dans notre langue.

            C’est une norme qui du fait de la domi­na­tion anglo-saxonne du web est souvent oubliée des fran­çais.

            Inter­na­tio­na­li­ser ne veut pas dire améri­ca­ni­ser mais respec­ter les us et coutumes de chaque pays et de chaque langue.

            Néan­moins, les normes typo­gra­phiques améri­caines tendent à s’im­po­ser au monde entier même si elles ne sont pas néces­sai­re­ment plus perti­nentes que celles des autres langues, par exemple :
            – Les améri­cains mettent des majus­cules presque partout contrai­re­ment au fran­çais.
            – Le sépa­ra­teur des milliers est un point alors qu’en France, c’est une espace.
            – Les points de suspen­sions sont sépa­rés par des espaces et pas en fran­çais.
            – etc

            Ces règles (ou normes) sont rappe­lées ici pour les traduc­teurs fran­co­phones de Word­Press : https://​fr​.word​press​.org/​2​0​1​6​/​0​4​/​2​2​/​r​e​g​l​e​s​-​t​y​p​o​g​r​a​p​h​i​q​u​e​s​-​d​e​-​b​a​se/

            1. Je comprends bien mais je ne crois pas la culture fran­çaise va s’ef­fon­drer si on oublie un espace insé­cable. À l’école, j’ai appris que pour faire des points de suspen­sion, il fallait écrire trois petits points, pas qu’il fallait taper un code pour le faire… Toutes les civi­li­sa­tions qui veulent survivre doivent aussi s’adap­ter. Person­nel­le­ment, je milite pour que les groupes de musique fran­çais essaient d’écrire des chan­sons en fran­çais mais ça n’a pas beau­coup de succès

              1. La typo­gra­phie c’est passion­nant, et les règles fran­çaises ne sont pas spécia­le­ment compli­quées. Il faut juste se pencher dessus quelques minutes pour les comprendre, et comprendre leur inté­rêt. Si tu veux, je te conseille un petit livre sympa pour voir tout ça.
                De mon côté je n’ai pas appris cela à l’école, mais à l’uni­ver­si­té (le respect des conven­tions typo­gra­phiques fran­çaises est obli­ga­toire pour la rédac­tion du mémoire de fin d’étude). Et j’ai trou­vé ça « bon à savoir ».

                Au niveau clavier, je sais que le mapping des claviers mac est un peu plus évident… (beau­coup de raccour­cis simples pour la rédac­tion) alors que sur les autres PC il faut souvent recou­rir aux combi­nai­sons via le pavé numé­rique, mais bon, c’est un coup à prendre…

                Penche-toi sur ces conven­tions, et tire-en ensuite la satis­fac­tion de savoir ponc­tuer tes textes de façon irré­pro­chable :-)

                1. La typo­gra­phie c’est aussi passion­nant que… la phila­té­lie :-) – je ne me moque pas, je collec­tion­nais les timbres dans ma jeunesse. Disons que c’est une passion qui néces­site une certaine rigueur et un désa­pren­tis­sage de la frappe au clavier, ce qui n’a rien d’évident (je ne suis plus tout jeune). Mais je compte faire de mon mieux pour mes billets de blog.

  8. Luciole135 et Willy : je défends comme vous le respect de la langue fran­çaise et des règles de typo­gra­phie qui l’ac­com­pa­gneent, par exemple avec espace avant et après le point d’in­ter­ro­ga­tion /​ le point d’ex­cla­ma­tion /​ le point-virgule /​ les deux points. Moi aussi, j’ai eu à rédi­ger un mémoire, mais celui-ci était présen­té impri­mé sur papier, non pas mis en ligne pour le web.

    Or, l’ar­ticle de Li-An n’est pas consa­cré au respect des règles de typo­gra­phie dans un manus­crit ou même tapus­crit, mais à l’obli­ga­tion qui est faite de suivre ces règles jusque dans le codage HTML, pour être auto­ri­sé à présen­ter une traduc­tion fran­çaise d’un plugin écrit en anglais (parfois même par un non-anglo­phone).
    Alors, autant je suis capable de traduire dans un fran­çais correct un plugin simple dont je maîtrise l’uti­li­sa­tion, autant je me refuse à imagi­ner mettre des &-nbsp-; avant chaque point d’in­ter­ro­ga­tion, ou à aller cher­cher je ne sais où une apos­trophe comme ci ou comme ça … ou encore parce que j’au­rais utili­sé “shor­to­code” au lieu de “code court” tota­le­ment inusi­té !

    Car c’est de cela dont trai­tait l’ar­ticle au départ ! Nous sommes ici dans le monde du Web, dans le monde de Word­Press, et le but de l’as­so­cia­tion WPFR devrait être de favo­ri­ser au maxi­mum la diffu­sion de plugins traduits “au mieux” en fran­çais, afin qu’un maxi­mum d’uti­li­sa­teurs fran­co­phones en béné­fi­cient … au lieu de les contraindre à se dépa­touiller avec un plugin qui reste en anglais parce que la traduc­tion n’a pas été vali­dée en raison d’un &-nbsp-; manquant !

    1. Cela montre qu’il manque un outil d’aide à la traduc­tion auto­ma­tique qui permet­trait de véri­fier la confor­mi­té de la traduc­tion avec les règles typo­gra­phiques fran­çaises.
      Car il est vrai que véri­fier que l’on a bien écrit une espace insé­cable fine devant le point d’in­ter­ro­ga­tion est assez pénible. Si ce proces­sus pouvait être auto­ma­ti­sé, cela serait un grand progrès pour tous les traduc­teurs.
      A moins qu’un tel outil n’existe déjà et que pas grand monde ne le connaisse ?

      Je viens à l’ins­tant de trou­ver cela, je n’ai pas eu le temps de le tester : http://​typo​gra​phie​.piprime​.fr

      1. Ouaouw ! Sacrée décou­verte. Je rajoute le lien et je le propo­se­rai à la rentrée dans les outils éven­tuels pour les aides à la traduc­tion.
        Un des gros problèmes à la vali­da­tion, c’est qu’il est la plupart impos­sible de déter­mi­ner “à l’œil nu” si on s’est plan­té dans l’es­pace ou l’apos­trophe – sauf à taper du code, ce qui est carré­ment lour­dingue.

        Pour complé­ter ce que dit Flobo­go : je me rends compte que dans le cas de ces traduc­tions, on ne demande pas de faire un bon travail en fran­çais mais un bon travail d’im­pri­meur fran­çais (avec en plus des contraintes infor­ma­tiques). Sans nous en rendre compte, nous autres blogueurs sommes deve­nus des impri­meurs puisque nous four­nis­sons un travail dacty­lo­gra­phique.

  9. Oui, et le pauvre déve­lop­peur a fait part de sa créa­tion dans un forum non infor­ma­tique, ce qui a engen­dré une incom­pré­hen­sion réci­proque.
    Il avait pour projet de, je cite

    Le correc­teur travaille actuel­le­ment en texte brut, pas en HTML. Mettre un carac­tère en expo­sant ne se fait pas de la même façon, sous LibreOffice/​Word, sous LaTeX ou dans un navi­ga­teur.
    En mode texte, il n’est pas possible de mettre un carac­tère en expo­sant, sauf ¹, ² et ³ comme ici.
    Une version html du correc­teur vien­dra ulté­rieu­re­ment, quand cette version sera opti­male.

    http://​www​.langue​fran​caise​.net/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​8​7​1​8​0​#​p​8​7​180

    Il a du aban­don­ner au vu de la médio­cri­té des retours et des remarques (pour­quoi se décar­cas­ser ?).

    Peut-être sera t‑il moti­vé à amélio­rer son service si des traduc­teurs de plugins Word­Press lui en font la demande ?

    1. Il faudrait en effet le relan­cer. Le problème avec son moteur c’est que l’on ne peut tester qu’un texte entier ce qui signi­fie de multiples copiés/​collés pour une traduc­tion. Pas glop.

      1. Comme le service est toujours dispo­nible en ligne, il n’est pas aban­don­né puis­qu’il lui faut quand même payer le nom de domaine et l’hé­ber­ge­ment.
        Donc, il y a certai­ne­ment une possi­bi­li­té de le moti­ver pour amélio­rer son service en vue de la traduc­tion spéci­fique des chaînes de Poedit.
        Celui qui a concu ce service est program­meur, s’il trouve une commu­nau­té inté­res­sée par son travail, il peut à mon avis faire beau­coup car il connaît le langage LaTeX (utili­sé dans les publi­ca­tions scien­ti­fiques univer­si­taires et mathé­ma­tiques).

                1. Je crois que je l’avais testé mais comme il néces­si­tait de faire vali­der le texte, j’avais consi­dé­ré que c’était trop lourd pour Fire­fox. Je vais le tester de manière plus appro­fon­die.
                  Je vais le rajou­ter dans les ressources.

  10. Cela permet évidem­ment d’obtenir une traduc­tion de quali­té mais le côté sombre de l’affaire, c’est que la traduc­tion n’est pas dispo­nible aux utili­sa­teurs tant qu’elle n’est pas vali­dée” Certes, mais si tu as un compte WP tu peux expor­ter la traduc­tion en .po et faire .mo avec Poedit et ça roule.
    Je fais de temps à autre des traduc­tions d’ex­ten­sions ou de thèmes, certains termes reste déli­cats à traduire quand même…

  11. Je vais rajou­ter le lien vers ton billet dans le billet origi­nal. Merci d’avoir pris le temps d’écrire cette longue réponse. Mes réac­tions en vrac :

    • je vais “suppri­mer” mes propo­si­tions. Avec le recul, je vois bien que ce n’est pas gérable ‑ même si c’est très frus­trant de ne pas faire à la bourre une petite traduc­tion
    • je comprends parfai­te­ment la sépa­ra­tion entre WPfr et le Word­Press fran­çais mais il faut que l’info circule et WPfr est un des lieux de rencontres les plus natu­rels pour les utili­sa­teurs WP. Je propose une espèce de “parte­na­riat” où l’équipe de traduc­tion pour­rait poster un billet de blog genre “news sur les traduc­tions”. Ça pour­rait être une liste d’extensions nouvel­le­ment traduites ou des conseils pour la typo­gra­phie. Ainsi les gens seraient au courant de l’existence de l’équipe et comment l’intégrer tout en faisant la promo­tion de la traduc­tion. Ou créer carré­ment un blog sur la traduc­tion ‑ le conseilleur n’est pas prêteur ou je ne sais quel proverbe dans le genre
    • je pense que la correc­tion “après coup” des traduc­tions peut se faire. Je corrige moi-même mes traduc­tions et lorsque je vois une phrase bancale dans une exten­sion que j’utilise, je jette un coup d’ œil sur la traduc­tion sur wp​.org si elle existe. C’est quand même le gros avan­tage de ce système.

    Propo­si­tion :
    réali­ser une page très complètes sur les règles de typo­gra­phie et les outils dispo­nibles ‑  sur WP​.org ? ‑ avec éven­tuel­le­ment les codes HTML des enti­tés utili­sées, les liens vers les exten­sions FF ou les claviers enri­chis. Précé­der d’une intro­duc­tion rappe­lant à chacun que rédi­ger sur le Web c’est se faire typo­graphe sans le savoir (un truc que je n’avais pas vrai­ment capté avant toute cette histoire). Le but est d’avoir toutes les ressources en une seule page pour ne pas avoir à partir à la recherche d’infos complé­men­taires.

    Voilà, j’ai sûre­ment oublié des trucs. Quant au Slack, mon dernier passage a été une expé­rience telle­ment surréa­liste et désa­gréable ‑ j’ai failli en faire une BD ‑ que je n’ose le conseiller. Je pense limi­ter mes prochains passages à « Bonjour, j’ai réali­sé une traduc­tion d’unetelle exten­sion. Veuillez la vali­der, svp » avant de m’enfuir en courant sous les quoli­bets et les reproches divers.

    1. Je vais rajou­ter le lien vers ton billet dans le billet origi­nal. Merci d’avoir pris le temps d’écrire cette longue réponse.

      Tu voulais une réponse, la voilà. Le temps a fait son effet, le souf­flet est redes­cen­du.

      Mes réac­tions en vrac à tes réac­tions :

      je vais « supprimer » mes propositions. Avec le recul, je vois bien que ce n’est pas gérable ‑ même si c’est très frustrant de ne pas faire à la bourre une petite traduction

      Pour l’instant c’est compli­qué en effet, mais c’est une chose qui doit être possible. Une fois PTE il devient très simple de prendre la main sur un projet.

      je comprends parfaitement la séparation entre WPfr et le WordPress français mais il faut que l’info circule et WPfr est un des lieux de rencontres les plus naturels pour les utilisateurs WP. Je propose une espèce de « partenariat » où l’équipe de traduction pourrait poster un billet de blog genre « news sur les traductions ». Ça pourrait être une liste d’extensions nouvellement traduites ou des conseils pour la typographie. Ainsi les gens seraient au courant de l’existence de l’équipe et comment l’intégrer tout en faisant la promotion de la traduction. Ou créer carrément un blog sur la traduction ‑ le conseilleur n’est pas prêteur ou je ne sais quel proverbe dans le genre

      Tout à fait d’accord, nous sommes la seule commu­nau­té où le site offi­ciel n’est pas le Roset­ta, d’où le problèmes de dilu­tion des infos. Pour ce qui est du site dédié, du nouveau se met en place sur .org https://​de​.word​press​.org/​t​e​am/ Peut-être une piste, mais à nouveau une dilu­tion du conte­nu. Pas simple pour les nouveaux venus.

      je pense que la correction « après coup » des traductions peut se faire. Je corrige moi-même mes traductions et lorsque je vois une phrase bancale dans une extension que j’utilise, je jette un coup d’ œil sur la traduction sur wp.org si elle existe. C’est quand même le gros avantage de ce système.

      Oui la correc­tion après coup est un atout du système mais dans les faits c’est compli­qué car le système de noti­fi­ca­tions est encore rudi­men­taire.

      Propo­si­tion :
      réali­ser une page très complètes sur les règles de typo­gra­phie et les outils dispo­nibles ‑ sur WP​.org ? ‑ avec éven­tuel­le­ment les codes HTML des enti­tés utili­sées, les liens vers les exten­sions FF ou les claviers enri­chis. Précé­der d’une intro­duc­tion rappe­lant à chacun que rédi­ger sur le Web c’est se faire typo­graphe sans le savoir (un truc que je n’avais pas vrai­ment capté avant toute cette histoire). Le but est d’avoir toutes les ressources en une seule page pour ne pas avoir à partir à la recherche d’infos complé­men­taires.

      Elles existent déjà ces pages sur fr.wordpress,org ? Elles méritent d’être amélio­rées et complé­tées. Je n’ai pas eu le temps de le faire.
      Écrire c’est être typo­graphe aussi ;)

      Voilà, j’ai sûre­ment oublié des trucs.
      Moi aussi.

      Quant au Slack, mon dernier passage a été une expé­rience telle­ment surréa­liste et désa­gréable ‑ j’ai failli en faire une BD ‑ que je n’ose le conseiller. Je pense limi­ter mes prochains passages à « Bonjour, j’ai réali­sé une traduc­tion d’unetelle exten­sion. Veuillez la vali­der, svp » avant de m’enfuir en courant sous les quoli­bets et les reproches divers.

      Oui je me vois déso­lé de cette situa­tion, tes premières appa­ri­tions ont dû lais­ser une certaine impres­sion qui main­te­nant te colle un peu à la peau. Ne restons pas sur ce malen­ten­du une fois de plus. Si on veut faire avan­cer la traduc­tion fran­çaise de Word­Press, c’est un de ses canaux de commu­ni­ca­tion.

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